Disclaimer : Tout est à la BBC sauf Eolhsand et Sweostor. Yvain appartient à la légende Arthurienne et n'est pas encore apparu dans la série.


Scène 40 : Elle et Lui.

 

Guenièvre avait cédé sa place à Eolhsand à la harpe. D'après la Barde, elle avait bien progressé. Bientôt elle pourrait peut-être même chanter tout en s'accompagnant avec l'instrument.

Arthur lui manquait. Il était parti depuis trop longtemps. C'était son devoir elle le savait bien mais cette absence lui pesait et elle n'était pas la seule. L'absence de Prince semblait avoir affecté tout Camelot. Il y avait moins de monde au marché. La taverne fermait tôt... Eolhsand ne sortait pratiquement pas de sa chambre. Enfin, pour la Barde c'était sans doute l'absence de Merlin qui devait l'affecter. Pas que l'absence du serviteur n'affecte pas Gwen mais... Mais Eolhsand et lui semblaient si proches, très proches d'après ce qui se murmurait en cuisines. Elle n'avait pas été la seule à voir Merlin se glisser ou sortir de la chambre de la Barde à des heures indues.

Que pouvait bien penser Gaïus de tout ça ?

La brusque interruption de la musique sortit Gwen de ses réflexions. Eolhsand était pliée en deux, les yeux emplies de larmes.

« Ma Dame ! S'exclama la servante en se précipitant vers la femme blanche.

-Non ! Ne t'approche pas. »

Gwen si figea.

« Va chercher Gaïus. » ordonna-t-elle.

La servante ne bougea pas.

« Tout de suite ! »

Elle quitta la pièce et courut jusqu'au cabinet de Gaïus. Elle ne prit pas la peine de frapper.

« Gaïus ! Dame Eolshsand ! Elle ne va pas bien. Elle m'a envoyée...

-Je te suis. »

D'un pas rapide Gaïus et Gwen retournèrent à la chambre de la Barde mais devant la porte, le médecin interdit à la jeune femme d'entrer.

« Pourquoi ? »

Le vieil homme hésita.

« Eolhsand est malade. Très malade, lui expliqua-t-il. C'est physique mais aussi... C'est aussi dans sa tête. Elle doit être en train de faire une crise et... Et je pense qu'elle ne voudrait pas que tu la voies dans cet état.

-Mais...

-Ne t'inquiète pas. Je t'appellerais dès qu'elle ira mieux. »

Gaïus se glissa dans la pièce et en voyant Eolhsand, il pensa qu'il avait pris la bonne décision. La Barde avait réussi à renverser la harpe. A genoux, elle lui donnait des coups de poing tout en murmurant les mots « crétin », « stupide » et « Prince ».

Il était arrivé quelque chose à Arthur !

Gaïus s'approcha d'Eolhsand et posa la main sur son épaule. La Barde releva la tête. Gaïus écarquilla les yeux. Ceux de la Barde était devenu bleus... aussi bleus que ceux de Merlin. Mais... Il avaient brisé le Lien.

« Aide-moi. »

La voix de Merlin.

« Aide-moi. Il est blessé. Arthur est blessé. Je n'arrive pas à le soigner. La Magie ne marche pas. Il va mourir. Arthur va mourir. »

Gaïus frémit.

« Je vais t'aider, murmura-t-il. Je vais aider Merlin. »

Il devait rappeler à Eolhsand qui elle était.

« Nous allons tous les deux l'aider Eolhsand. C'est pour ça que vous êtes venue à Camelot. Vous me l'avez dit. C'était pour aider Merlin, le fils de Balinor, le fils de votre frère Eolhsand. »

Il avait réussi à retenir son attention. Il répéta plusieurs fois ce qu'il venait de dire mais il ne notait aucun changement chez la Barde.

« Vous devez être vous même pour aider Merlin. Vous devez être Eolhsand pour l'aider ! »

La Barde cligna des yeux. Bleu puis Or. Gaïus répéta ce qu'il venait de dire.

Bleu...

Or...

Bleu...

Bleu...

Bleu...

Or...

Or..

Bleu..

Or...

Ils finirent par rester d'or et Gaïus poussa un soupir de soulagement.

« Merci. » murmura la femme blanche.

Le médecin regarda la Barde dans les yeux.

« Aidons-le maintenant. »

...